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Ce modeste blog traite d'un village lorrain, au vrai caractère et au cachet marqué : CHARMES-LA-CÔTE (Meurthe-et-Moselle, Lorraine, France). Son territoire est observé par un historien, mais aussi un CARPINIEN sous le charme, qui l'aime et souhaiterait le partager ! Les domaines abordés sont : l'histoire, la géologie, la paléontologie, l'archéologie, la généalogie, la géographie, l'ethnologie, la botanique, la zoologie, le patrimoine, la création artistique, l'actualité, la cuture d'une manière générale... J'essaierai également de vous présenter mes diverses collections d'objets en rapport avec Charmes-la-Côte : l'exposition est à visiter dans la catégorie « Mon Petit Musée »...

18 Jan

Oursin...

Publié par Vincent LAMARQUE  - Catégories :  #Paléontologie, #Histoire, #Géologie, #Mon petit musée, #Géographie, #Patrimoine

La préhistoire à Charmes-la-Côte...

 

 

En bordure du bassin sédimentaire parisien, Charmes-la-Côte se situe à flanc de coteau, sur le front d'une cuesta des côtes de Meuse, environ à mi-côte. Trois niveaux topographiques se profilent : le plateau ; le talus ; la plaine.

 

 

Le plateau qui surplombe le village, légèrement en pente et dont la descente est orientée est-ouest, le revers de la cuesta en définitive, culmine à 409 mètres d'altitude. L'étage stratigraphique est l'Oxfordien (période du Jurassique, époque de Malm). Nous pouvons y collecter des fossiles, et en particulier des oursins, du genre Glypticus hieroglyphicus par exemple (dont la présence caractérisait le Glypticien, ancienne dénomination de l'ère géologique plus utilisée à présent), ou encore des piquants d'oursins (radioles) du genre Paracidaris florigemma.

 

 

Sur le front de la cuesta, du talus où est situé le village jusqu'à la plaine, l'étage stratigraphique est le Callovien (période du Jurassique, époque de Dogger). Beaucoup de brachiopodes, Terebratula ou Rhynchonella, et de bivalves fossilisés sont à récolter.

 

 

 

Glypticus hieroglyphicus,

Oursins fossiles à Charmes-la-Côte...

Cliché : Vincent Lamarque

© Mercredi 05 novembre 2008.
 

 

 

 

Glypticus hieroglyphicus,

Oursins fossiles à Charmes-la-Côte...

Clichés : Vincent Lamarque

© Samedi 28 février 2009.
 


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Sur les photographies, il n'est pas question des derniers vestiges découverts d'une ancienne colonisation de notre planète par des formes vivantes extra-terrestres, mais du véritable témoignage d'une occupation préhistorique de Charmes-la-Côte, pour le moins étrange et épatante selon moi ! Ce sont des oursins fossilisés, trouvés au cours de mes prospections pédestres, au lieu-dit « Au-dessus des Troussoires » (section cadastrale 0B), à proximité du Plateau de Domgermain (54). Nom de code : Glypticus hieroglyphicus. Voici la classification du fossile, ou sa position dans l'arbre taxinomique, tirée d'un site internet des plus avertis sur les oursins fossiles, Echinologia :

 


- Classe : Echinoidea (Leske, 1778),

- Sous-Classe : Euechinoidea (Bronn, 1860),

- Infra-classe : Acroechinoidea (Smith, 1981),

- Cohorte : Echinacea (Claus, 1876),

- Super-ordre : Stirodonta (Jackson, 1912),

- Ordre : Arbacioida (Gregory, 1900),

- Sous-ordre : Arbaciina (Gregory, 1900),

- Famille : Glypticidae (Lambert et Thierry, 1914),

- Genre : Glypticus (Agassiz, 1840),

- Espèce : Glypticus hieroglyphicus (Goldfuss, 1829).

 

 

Pour les passionnés de fossiles, j'essayerai plus tard de faire une petite fiche monographique sur le hérisson de mer... Pour les plus néophytes, sur le site internet des Études Touloises, un article très intéressant donne des précisions sur la carte géologique du Toulois : DEMANGEOT (Jean-Claude), « Les fossiles », in Études Touloises, Toul (3 rue Chanzy), Éditions du Cercle d'Études Locales du Toulois (C.E.L.T.), 1985, Numéro 35, Article 6, p.23-36.

 

 

 

Aux fossiles,

« Coin à fossiles de Charmes-la-Côte » porterait un nom, mais non homologué !

Cliché : Vincent Lamarque

© Mardi 10 octobre 2006.
 


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Si ma mémoire est bonne, je crois que mon coin à fossiles porte un nom : « Trou du Gilloux », du fait de la personne qui a hérité de la petite carrière, Gilbert Lecler. Il fait partie du comité d'administration du Foyer Rural de Charmes-la-Côte. Son père, « le Jojo » ou Georges Lecler (1926 - 1985), ancien maire de la commune, décédé un mois de juin avant qu'il n'arrive au terme de son mandat, exploitait le terrain pour la construction d'une maison dans le village. Il était très ami avec mes parents et mes grands-parents du côté de ma mère. Sur la photographie, les ombres correspondent à mon père et moi... Petites parenthèses pour les « fossileux » : le lieu ne semble plus idéal, car il est devenu, indéniablement avec l'accord du propriétaire, une décharge de graviers et autres matériaux de construction (béton, plâtre...) qui a peu à peu enterré l'affleurement, désormais presque intégralement remblayé. À présent, vous y aventurer serait vain !

 


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Carpinien

 

 

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Oursin...
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