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Ce modeste blog traite d'un village lorrain, au vrai caractère et au cachet marqué : CHARMES-LA-CÔTE (Meurthe-et-Moselle, Lorraine, France). Son territoire est observé par un historien, mais aussi un CARPINIEN sous le charme, qui l'aime et souhaiterait le partager ! Les domaines abordés sont : l'histoire, la géologie, la paléontologie, l'archéologie, la généalogie, la géographie, l'ethnologie, la botanique, la zoologie, le patrimoine, la création artistique, l'actualité, la cuture d'une manière générale... J'essaierai également de vous présenter mes diverses collections d'objets en rapport avec Charmes-la-Côte : l'exposition est à visiter dans la catégorie « Mon Petit Musée »...

22 Jan

XVIIIe siècle...

Publié par Vincent LAMARQUE  - Catégories :  #Histoire, #Archives, #Généalogie

Un véritable « Pacte Civil de Solidarité » à Charmes-la-Côte, le 11 mars 1757...

 

 

La photographie, que je trouve véritablement appropriée pour illustrer l'article ci-après, présente la mairie-école de Charmes-la-Côte, restaurée en 1950. Au sommet de la toiture, notre attention est attirée par un campanile en bois, couvert de tuiles en ardoises, qui renferme une cloche. Baptisée « La Bichon », cette cloche a été fondue en 1884 et servait dès lors à rythmer la vie des écoliers. Après l'avoir redécouverte dans les combles de la mairie-école, la municipalité l'a remise en état en lui confectionnant ce campanile... Il faut remarquer aussi l'ancienne pompe à bras des pompiers de Charmes-la-Côte restaurée en 2005. Sur la face arrière de l'engin, une représentation de l'église et de la mairie-école a été peinte par Christian Clément, ancien membre des Amis des Arts du Toulois.

 

 

 

Mairie-école de Charmes-la-Côte.

Cliché : Vincent Lamarque

© Mardi 12 août 2008.

 

 

 

 

Pompe à bras de Charmes-la-Côte restaurée en 2005, et peinture de Christian Clément...

Clichés : Vincent Lamarque

© Mardi 12 août 2008.

 


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Ma matinée du samedi 19 juillet 2008, passée au Musée d'Art et d'Histoire de Toul, a été des plus productives dans ma quête d'informations sur Charmes-la-Côte. Voici l'article que j'ai trouvé dans un ancien numéro de la revue régionale Le Pays Lorrain, Nancy, 1928, p.478-479 (Bibliothèque du Musée d'Art et d'Histoire de Toul : CELT_1861) :

 

 

À Charmes-la-Côte au XVIIIe siècle

 

Un ancien instituteur de Charmes-la-Côte, aujourd'hui retiré au pays messin, auteur d'une monographie du village où il enseigna, nous communique les extraits suivants des archives de Charmes-la-Côte.

 

« Ce jourd'hui onzième mars 1757, les soussignés Jean Royer et Nicolas Braulotte, tous deux habitants de Charmes-la-Côte, sont comparus au greffe. Comme étant du même âge et ayant été dès leur enfance jusqu'aujourd'hui toujours bons amis, ils ont convenu par ensemble d'une amitié éternelle, et se sont promis l'un à l'autre que l'un des deux venant à mourir, le dernier vivant s'oblige et se charge de faire dire au premier mourant, un service solennel d'une haute messe avec vigiles et obsèques et faire faire ledit service comme ils ont convenu par ensemble ou le faire dire par leurs femmes ou parents, au cas qu'il ne se dise par le dernier vivant, et pour sûreté de leur convention mutuelle, ils ont dressé le présent acte au greffe de Charmes-la-Côte pour assurance et pour y avoir recours au cas de besoins ».

 

Parfois le maire transcrivait sur les registres du greffe des certificats de mauvaise vie :

 

Du 9 juillet 1728. « Nous soussigné certifions à tous ceux qu'il appartiendra que le nommé Jean Gaillotte, fils de Jean Gaillotte et de Jeanne Prigny a été en son jeune âge libertin et d'une mauvaise conduite, donnant de gros chagrins. Dans le plus fort des ouvrages, alors que son père était obligé de prendre des personnes pour façonner ses biens, il a acheté un tambour pour s'aller divertir par le pays : de sorte que pour le réduire et le mortifier, ledit Gaillotte père a été obligé de le faire conduire dans la Renfermerie de Marainville (Maréville), ce que nous certifions véritable. De tout quoi, nous avons donné le présent certificat audit Jean Gaillotte père pour lui servir et valoir en temps que besoin ».

 

Le 18 janvier 1779, le maire Bouchon et le curé Pierre certifient qu'un nommé Claude Antoine, vigneron, est de mauvaise vie parce qu'il n'assiste jamais à la messe ni aux vêpres, ne fréquente pas les sacrements et s'enivre. Certificat dressé à la requête de la femme et des enfants dudit Antoine. »


 

Aucun habitant de Charmes-la-Côte, autochtone ou juste de passage, ne pourra me contredire si je dis que c'est un village où il fait bon vivre et où les amitiés liées sont des plus fortes et durables... Marquez ses charmes et son charme vous marquera pour la vie ! hi hi...

 

 

Prochaine étape dans ma quête : partir à la découverte de la monographie de Charmes-la-Côte dont l'auteur serait un instituteur du village à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe. Selon Michel Hachet, conservateur du Musée d'Art et d'Histoire de Toul, il s'agirait effectivement d'une monographie réalisée par l'instituteur du village, à la fin du XIXe siècle, comme d'autres, dans tous les départements de France, l'ont réalisée sous la direction du Ministère de l'Instruction Publique, afin de préparer des exposés sur l'enseignement primaire public lors des Expositions Universelles de 1889 et de 1900. Il fallait répondre à un questionnaire préétabli, mais on pouvait se montrait plus loquace parfois. Les monographies des villages du département de Meurthe-et-Moselle sont conservées à la Bibliothèque Municipale de Nancy. L'instituteur de Charmes-la-Côte, vers 1888, est un certain Monsieur Récolin... il avait une collègue, une certaine Madame Leclerc.

 

 

 

Arc-en-ciel à Charmes-la-Côte...

Cliché : Vincent Lamarque

© Dimanche 04 avril 2010.

 

 

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Carpinien

 

 

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