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  • : Le blog de Carpinien
  • : 16/01/2009
  • : Voici un modeste blog qui traite d'un village lorrain, au vrai caractère et au cachet marqué, Charmes-la-Côte (54), observé par un historien, mais aussi par un Carpinien sous le charme, qui l'aime et souhaiterait le partager !
  • : Culture Art Histoire Tourisme Patrimoine Culture

Coordonnées

Adresse de la Mairie :
Mairie de Charmes-la-Côte,
14, rue Bellevue,
54113 CHARMES-LA-CÔTE.


Téléphone de la Mairie :
03.83.62.58.15.

Horaires de la Mairie :
Jeudi : de 16h30 à 19h00,
Vendredi : de 17h00 à 18h00.


Messageries internet :
Mairie de Charmes-la-Côte
Vincent Lamarque

Petite carte :Panneau de Charmes-la-CoteCarte de Charmes-la-Cote

Annonces

 

Vendredi 27 janvier 2012 :
Conseil Municipal de Charmes-la-Côte, en Mairie, à 20h30.

Samedi 21 janvier 2012 :
Voeux du Maire de Charmes-la-Côte, au Foyer Rural, à partir de 15h00.

Dimanche 1er janvier 2012 :
Bonne année à tous !!!

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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 13:50
Que signifie le mot « Charme » dans le nom « Charmes-la-Côte » : le charme commun, le Carême, la parole magique, l'attirance, la colline, la terre inculte ou le scélérat ?


Dans différents articles de mon blog, classés dans la catégorie « Toponymie », je m'étais une première fois penché sur l'étymologie du gentilé, nom des habitants de Charmes-la-Côte. Mais quand est-il de l'étymologie du nom du village ? Cela ne semble plus si évident que j'ai pu le penser d'emblée. Pour faire la synthèse des thèses apportées précédemment, disons que l'origine du mot « charme » dérive ou du mot latin « carpinus » qui désigne l'arbre, le charme (Französisches Etymologisches Wörterbuch, II, 406 b, « Carpinus »), ou encore du mot latin « quadragesima » qui désigne le temps chrétien du Carême.

Voici ce qu'écrit Charles Toubin en 1886, dans son Dictionnaire étymologique et explicatif de la langue française et spécialement du langage populaire, livre rare et d'une richesse indubitable en la matière :

Charme : 1° chose faite par art magique ; du sansc. cârmana, magie, opération magique (Burn.) ; lat. carmen, paroles magiques, enchantement. ║ Attrait, appas ; par ext., du précéd. ou du sansc. car, aller, venir, et suff. ma exprimant ce qui fait l'action marquée par le verbe (**). Propr. ce qui nous fait aller vers, ce qui nous attire. Charme, arbre ; peut-être du sansc. çira, tête ; gr. χάρα, m. s. ; v. fr. care, et sansc. mahat et mahâ, grand ; lat. magnus et major. Propr. arbre à grande tête, « le charme portant, dit Bouillet, une tête ordinairement très grosse, très touffue. » — Cf. carpinus, nom latin du même arbre ; du même car, tête, et du sansc pîna, p. passé de pyæ, croître, grossir (Burn.). Le charme vivant longtemps et ayant un bois blanc compact et dur, de là sans doute le dicton : se porter comme un charme. Dimin. charmille, cette plante n'étant qu'un charme dont on fait des palissades en l'empêchant de croître en hauteur.


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En 982, une charte de confirmation des biens de l'abbaye bénédictine de Saint-Mansuy de Toul (54), donnée par saint Gérard, le 33e évêque de Toul (963 - 23 avril 994), fait mention d'une chapelle sous l'invocation de saint Florentin, située près de Charmes-la-Côte : « [...] capella sancti Florentini apud Chelmes [...] ». En 1112, une autre mention fait référence à Charmes-la-Côte par l'expression : « [...] villam de Chalamis [...] ». Dans cette charte, écrite sous l'épiscopat de Riquin de Commercy (55), le 41e évêque de Toul (1108 - 15 février 1126), et sous l'abbatiat de Théomar (1085 - 1125 ou 1126), il est à nouveau question du domaine de Saint-Florentin dont les gestionnaires des possessions bénédictines (prés, bois, pâturages, points-d'eau, etc...) étaient soumis au cens, au bénéfice de l'abbaye de Saint-Mansuy. À la sortie de Charmes-la-Côte, en direction de Domgermain (54), sont encore visibles des restes de constructions de cette chapelle, édifice fondé au Xe siècle mais déjà détruit au début du XVIIe siècle. Consultons également le cadastre de Charmes-la-Côte en ligne et comparons-le au cadastre décrit par M. Récolin, l'instituteur du village, dans sa monographie rédigée en 1889 sous la direction du Ministère de l'Instruction Publique... Des noms de lieux-dits font encore mémoire de l'existence de ce vieux et pieux endroit : Haye-Saint-Florentin (Section cadastrale A, Saint-Fiacre) ; Sous-Saint-Florentin, sentier rural dit Sous-Saint-Florentin, Haux-de-la-Plante-et-Saint-Florentin, À-la-Moinerie, Au-dessous-de-la-Moinerie, Aux-Poirielles-au-dessus-de-la-Moinerie, sentier rural dit de la Moinerie (Section cadastrale C, Saint-Florentin). En 1146 ou 1147, Bernard de Clairvaux serait passé à Charmes-la-Côte, comme le mentionne son compagnon et biographe, Geoffroy d'Auxerre, dans le passage sur les « Miracles de saint Bernard à Toul », in Vie de saint Bernard, premier abbé de Clairvaux : « [...] civitati proximam vilulam quam Calmas nominant [...] ». Le saint homme aurait accompli un miracle à Charmes-la-Côte, celui de changer en vin l'eau que les habitants du village lui avaient apportée afin de la bénir. L'anecdote montre que le vin était de grande importance dans la vie des Carpiniens, au moins à partir du XIIe siècle.

Ces trois mentions de Charmes-la-Côte nous donneraient matière à repenser, de manière inédite, l'étymologie du nom du village : il serait également possible de comprendre le mot « charme » à travers le gaulois « kal », le bas-latin « calma » ou « calmis » et le latin « columen » ou « culmen » (sommet), dont les mots, aux origines sanscrites, désigneraient une hauteur (Französisches Etymologisches Wörterbuch, II, 100 b, « Calma »). Chelm, ville polonaise, tirerait son nom du mot slave « Холм », « Kholm », qui définit sa situation géographique au sommet d'une colline. Existe-t-il une corrélation avec notre village de Chelmes mentionné en 982 ? En tous les cas, Charmes-la-Côte ressemble au gradin d'un theatrum romain qui est accroché à mi-pente d'un coteau du Toulois, au centre d'une véritable cavea de nature. Si nous observons la topographie des villages qui bordent l'orchestra et la scaena de Toul, au Sud-Ouest, de Choloy-Ménillot (54) à Barisey-la-Côte (54), nous pouvons constater que Charmes-la-Côte est le village qui culmine ! D'où l'insistance de son implantation dans son nom propre... L'image du théâtre antique m'a été livrée par Anthony Koenig et Noomane Fakhar, délégués départementaux de Meurthe-et-Moselle pour l'association Maisons Paysannes de France, dimanche 15 mai 2011, lors des Journées du Patrimoine de Charmes-la-Côte. Je les en remercie vivement !!!



15 mai 2011.A Charmes-la-Cote.Journees du patrimoi-copie-21Anthony Koenig dans son « théâtre de verdure ».
Cliché : Vincent Lamarque
© Dimanche 15 mai 2011.

 

 

Par la suite, ce vocabulaire préceltique et celto-latin, ainsi que le latin « culmus » (toit en chaume) et « calamus » (roseau), ont donné naissance par extension au mot « chaume » en ancien français, qui désigne premièrement, dès l'époque médiévale, la friche, la lande, la jachère où le sol est en repos, et deuxièmement, cela jusque l'époque moderne, le mauvais pré, le plateau désert, la prairie d'altitude où la flore locale, composée de graminées et de petits arbustes, s'adapte à de rudes conditions géologiques et météorologiques...

Avec ces dernières données scientifiques, il m'est permis de réinventer sans risque d'extrapolation l'histoire de Charmes-la-Côte autour de l'an 1000... Au commencement d'une sédentarisation sur le territoire de Charmes-la-Côte, l'homme devait indéniablement considérer la hauteur comme un terrain pierreux, pauvre et inculte, que seuls des religieux, habitués à la vie dure, ceux de Saint-Florentin, savaient cultiver et faire fructifier : si je fais abstraction pour mon propos d'une occupation certaine dans l'Antiquité mais tombée en désuétude et qui s'est estompée dès la chute de l'Empire romain, les religieux de Saint-Florentin étaient indéniablement les premiers habitants permanents de Charmes-la-Côte ; leur activité de défrichage du territoire a en conséquence favorisé l'installation d'autres gens. Au Moyen-Âge, les moines-agriculteurs étaient dans l'obligation de consacrer nombre de lopins de terre de Charmes-la-Côte à l'élevage, profitant des droits que les autorités ecclésiastiques, les évêques de Toul ou les abbés de Saint-Mansuy, leur avaient accordés : le parcours du bétail et la vaine pâture. Ce cadre carpinien ainsi caractérisé est sans doute la raison d'un culte spécial à l'égard de saints très singuliers et pittoresques : saint Florentin, enfant d'un roi écossais qui s'était installé à Bonnet (55) au VIIe siècle et qui savait soigner les porcs malades, personnage célébré le 24 octobre au calendrier chrétien et tout spécialement par les porchers ; saint Fiacre, ermite irlandais qui s'était installé près de Meaux (77) au VIIe siècle et qui savait fertiliser les terres infécondes, personnage célébré le 30 août au calendrier chrétien et tout spécialement par les jardiniers. Incorporée à la façade d'une maison paysanne de Charmes-la-Côte, au numéro 9 de la rue du Han, une sculpture en bas-relief représente saint Antoine le Grand, fondateur du cénobitisme, patron des agriculteurs et protecteur des animaux entre autres, personnage célébré le 17 janvier au calendrier chrétien. L'existence de cette sculpture continuent de tracer ce cadre particulier du village et son exploitation agricole dans le temps. Au départ, elle se trouvait peut-être dans l'ancienne chapelle Saint-Florentin avant son réemploi... Enfin, il est probable que le nom de la ferme de Monte dos Chelmes, dans la ville portugaise de Campo Maior, un endroit mentionné dans un commentaire d'un article de mon blog, exprime toutes ces idées.

 

Pour terminer l'interprétation de ces trois mentions de Charmes-la-Côte, le mot « chelme » aurait également une origine romane, « schelm », avec un autre sens par le passé : c'était une grossière injure, une insulte, qui désignait un perfide par exemple, un renégat ou encore un scélérat.



15 mai 2011.A Charmes-la-Cote.Journees du patrimoi-copie-19Des ronces de charme à l'époque contemporaine...
Cliché : Vincent Lamarque
© Dimanche 15 mai 2011.

  26 janvier 2012.A Toul.P112036526 janvier 2012.A Toul.P1120362Un petit « », croc ou piochon toulois, ou une petite « raclotte », binette touloise. L'outil agricole permettait au jardinier d'arracher la mauvaise herbre autour des plants (sarclage) ou d'aérer la terre (binage) dans son jardin-potager. Il a été trouvé le dimanche 27 mars 2011, sur un chemin, près de Saint-Fiacre, au cours d'une petite balade dominicale. Acier moulé, XIXe siècle (?).
Clichés : Vincent Lamarque
© Jeudi 26 janvier 2012.

 

15-mai-2011.A-Charmes-la-Cote.Journees-du-patrimoi-copie-22.JPGBas-relief de sainte Barbe (coiffée d'une couronne, la palme des martyrs dans sa main droite et la tour de sa prison dans sa main gauche) et saint Antoine d'Alexandrie (en habits d'ermite, avec le livre de la règle monastique des Antonins et une clochette dans sa main droite, une canne en forme de tau dans sa main gauche, un cochon et des flammes à ses pieds).
Cliché : Vincent Lamarque
© Dimanche 15 mai 2011.

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Je remercie Jean-Michel Florentin, de Domgermain, et le docteur Michel Hachet, conservateur du Musée d'Art et d'Histoire de Toul, qui m'ont apporté une partie des références bibliographiques à lire en complément et des pistes de réflexion. Cet article manque encore de force et de familiarisation avec la terminologie inhérente à cette discipline qu'est la linguistique, donc il vous faudra montrer de l'indulgence.

  • BENOÎT (Michèle) et MICHEL (Claude), La Lorraine et ses noms de lieux, Meurthe-et-Moselle, Metz, Éditions Serpenoise, 2006, p.16, p.31, p.43 et p.109.
  • QUICHERAT (Louis), Dictionnaire latin-français, Paris (14, rue Pierre-Sarrazin), Librairie de L. Hachette et Cie, p.138 et p.295.
  • NÈGRE (Ernest), Toponymie générale de la France, Genève (11, rue Massot), Librairie Droz S.A., 1990, Volume 1, p.77.
  • PIÉMONT (Paul-Auguste), Toponymie, conception nouvelle, le sens des noms de champs, des noms de localités en pays roman et germanique, 1969.
  • RÉCOLIN, « Charmes-la-Côte », in Bibliothèque municipale de Nancy, 1889.
  • TOUBIN (Charles), Dictionnaire étymologique et explicatif de la langue française et spécialement du langage populaire, Paris (28, rue Bonaparte), Ernest Leroux, Éditeur, 1886, p.198.
  • WIRTH (Aude), Les noms de lieux de Meurthe-et-Moselle, dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis éditeur, 2004, p.113.

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Voici la liste des différentes mentions de Charmes-la-Côte dans les textes anciens, dans l'ordre chronologique :

 

- « Carpinetum » ;
- « Carpini-ad-rupem » ;
- « Chelmes » (982),
in Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, dossier H.2323 ;
- « Charmes-devant-Toul » (1309, 1315, 1329) ;
- « Charmes-séant-devant-Toul » (1330),
in Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, dossier H.1089 ;
- « Chermes-seleis-Domgermain » (1343),
in Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, dossier H.2311 ;
- « Charmes » (1371),
in Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, dossier H.1089 ;
- « terra de Charmes » (1402),
in Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, dossier H.1089 ;
- « Charmae » (1402) ;
- « villa de Charmis » (1404),
in Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, dossier H.1089 ;
- « Charmes-de-Venthoul » (08 juin 1471),
in Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, dossier B.299 ;
- « Charmes-la-Coste-les-Domgermain » (1562),
in Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, dossier H.1089.
Par Carpinien - Publié dans : Toponymie - Communauté : Villes et villages de Lorraine
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 11:25

Aidez-nous à sauver notre statue de sainte Anne et relayez l'information !

 

 

Prochainement, une statue de sainte Anne va reprendre son ancienne place dans notre village de Charmes-la-Côte, après une vingtaine d'années d'absence et de déshérence. Malgré ses multiples déplacements par le passé, un concours de circonstances, pour ne pas parler d'un véritable miracle, nous a permis de la retrouver dans le courant de l'année 2010, à Gondrecourt-le-Château (55), dans le hangar d'un antiquaire à présent en retraite. De la Révolution en France, période iconoclaste, au Concile Vatican II (1962-1965), époque où la sensibilité des Catholiques s'est orientée vers un certain esprit de dépouillement, dans le sens d'un retour aux racines paléo-chrétiennes et souvent à l'encontre de l'imagerie et des pratiques sacrées de nos grands-parents, la statue a traversé les siècles mais semblait dernièrement se désagréger de manière accélérée et inévitable et sa vie s'achever... Profitons de la chance qui nous est donnée de la sauver et, par la même occasion, de sauvegarder toutes les informations qu'elle pourrait nous apporter sur l'histoire de notre village : parce qu'elle a des choses à dire !

 

Samedi 10 décembre 2011, à 11h00, dans la salle Georges-Lecler (salle du Foyer Rural), une souscription a été lancée par la Fondation du Patrimoine et la Mairie de Charmes-la-Côte, afin que la commune soit en capacité d'acheter la statue et alors de lui rendre toutes ses lettres de noblesse par une valorisation personnalisée. Les habitants de Charmes-la-Côte (maire, conseillers municipaux, administrés, la Commission Patrimoine, le Foyer Rural), la délégation de Lorraine de la Fondation du Patrimoine, le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, la délégation de Meuthe-et-Moselle de l'association Maisons Paysannes de France, d'éminents historiens toulois et des associations de sauvegarde du patrimoine local, par leur présence ou la présence de leurs représentants ce samedi 10 décembre 2011, ont montré de l'enthousiasme à l'égard du projet, en bonne voie de concrétisation. Je les en remercie vivement ! Un petit article est en cours de rédaction pour un prochain numéro des Études Touloises, la revue du Cercle d'Études Locales du Toulois.

 

Que l'acquisition de cette statue de l'Éducation de la Vierge Marie par la Municipalité de Charmes-la-Côte ait une véritable portée idéologique et ne soit pas qu'un coup d'épée dans l'eau ! D'une manière générale, sauver le patrimoine ne doit pas se limiter à acheter des choses du passé, c'est aussi valoriser toutes les informations que ces choses apportent pour construire l'avenir.

 

 

06 octobre 2011.A Charmes-la-Cote.P1110424Statue de sainte Anne.
Cliché : Vincent Lamarque
© Jeudi 06 octobre 2011.

 

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La statue est en réalité un groupe sculpté. Il représente l'Éducation de la Vierge Marie par sainte Anne, sa mère, une image de piété chrétienne qui puise son inspiration dans le Protévangile de Jacques (IIe siècle) et dont la popularité s'est étendue en Occident aux temps des cathédrales gothiques (XIIIe-XVe siècles). Sculpté vraisemblablement dans un bloc calcaire local et aux dimensions honorables (haut de 90 centimètres), il présente encore des traces de polychromie, sur les carnations et dans les plis des habits. Anne porte un voile et une guimpe, éléments vestimentaires des moniales. De sa stature se dégage une grande majesté qui exprime à la fois distance et mansuétude. Dans une attitude protectrice, la sainte tend un livre ouvert à Marie, l'invitant à le prendre et à en apprendre l'enseignement qu'il renferme. L'enfant nous donne la sensation d'une élève sage et appliquée.

 

En considérant le faible état de nos connaissances sur la sculpture qui agrémente encore nos maisons paysannes à Charmes-la-Côte, et dans le Toulois de manière plus générale, il n'est pas simple de situer dans l'espace et le temps la genèse de cette statue. Néanmoins, sa facture par « l'imagier » manifeste clairement certaines caractéristiques de l'art statuaire et populaire en Lorraine à l'époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles). Observons premièrement le traitement des visages, de forme ronde, les fronts amples, les yeux en amande, les longs cheveux ondulés et blonds de Marie, et, pour terminer, le déhanchement des deux personnages, une jambe en tension et l'autre en détente au contraire, qui provoque l'obliquité dans les plis des tuniques. Ces particularités iconographiques sont à rapprocher aux superbes Vierges en pierre et en verre dans les églises, ou enluminées dans les livres de piété, dont notre région a été témoin de l'éclosion à la fin de l'époque médiévale (XVe siècle).

 

Il est probable que la statue était à l'origine placée dans l'église du village, sous le patronage de la Nativité-de-la-Vierge-Marie, exposée à la dévotion de tous les paroissiens, avant de devenir à la Révolution française la propriété d'un particulier qui l'installa alors dans une niche inappropriée de son habitation.

 

06 octobre 2011.A Charmes-la-Cote.P111038006 octobre 2011.A Charmes-la-Cote.P1110379Détails : sainte Anne et la Vierge Marie lisant la Bible.
Clichés : Vincent Lamarque
© Jeudi 06 octobre 2011.

 

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Bon de souscription au format PDF :

 

- Ici, sur le site de la Fondation du Patrimoine, Délégation Régionale de Lorraine 

 

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Pour plus de renseignements :

 

  • Adresses et numéros de téléphone :

 

- Mairie de Charmes-la-Côte (Heures de permanences : jeudi, de 16h30 à 19h00 ; vendredi, de 17h00 à 18h00) : 14 rue Bellevue, 54113 CHARMES-LA-CÔTE, 03.83.62.58.15.

- Fondation du Patrimoine, Délégation Régionale de Lorraine : 62 rue de Metz, 54000 NANCY, 03.83.46.86.35.

 

  • Messagerie internet :

 

- Mairie de Charmes-la-Côte

 

  • Liens internet :

 

- Site de la Fondation du Patrimoine, Délégation Régionale de Lorraine

- Blog « La Lorraine se dévoile », site de l'association Maisons Paysannes de France, délégation du département de Meurthe-et-Moselle

- Blog « Histoire et patrimoine bleurvillois », site d'un passionné du patrimoine lorrain


 15 mai 2011.A Charmes-la-Cote.Journees du patrimoi-copie-10Le village de Charmes-la-Côte vu du Paquis.
Cliché : Vincent Lamarque
© Dimanche 15 mai 2011.

 

 

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Par Carpinien - Publié dans : Patrimoine - Communauté : Villes et villages de Lorraine
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Vendredi 29 avril 2011 5 29 /04 /Avr /2011 18:16

Samedi 14 et dimanche 15 mai 2011,

à Charmes-la-Côte,

 

Weekend de sensibilisation au patrimoine rural...

 

 

Venez arpenter Charmes-la-Côte, partez à la découverte du patrimoine rural d'un village des Côtes de Toul ! Dans un village lorrain, il y a des champs, la forêt, l’église mais surtout des maisons anciennes, souvent des maisons paysannes. Chaque village est différent mais chaque « Pays » de Lorraine décline localement un modèle de maison qui est propre à notre région : la ferme lorraine.

 

Parfois ignorée mais pourtant si typique et si belle quand on sait la regarder, cette ferme lorraine est l’essence même de nos villages, à Charmes-la-Côte comme ailleurs en Lorraine.

 

La Mairie de Charmes-la-Côte et l’association Maisons Paysannes de France vous proposent de partir à la découverte de ce patrimoine méconnu, presque caché, lors d’un weekend de découvertes variées d’un village typique des Côtes de Toul.

 

La participation aux différentes découvertes est libre, gratuite et ouverte à tous. Il suffit de se présenter aux différents points de départ et d’accueil.

 

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Programmes des découvertes :

 

• Samedi 14 mai 2011 à 15h30 :

Visite du village au départ de l’église ;

 

• Samedi 14 mai 2011 à 17h30 :

Projection commentée et débat sur le patrimoine du village au Foyer Rural ;

 

• Dimanche 15 mai 2011 à 10h30 :

Visite autour du village au départ de l’église ;

 

• Dimanche 15 mai 2011 à 15h00 :

Remise des prix des concours « Regards des jeunes sur le patrimoine » au Foyer Rural ;

 

• Dimanche 15 mai 2011 à 15h30 :

Visite du village au départ de l’église.

 

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Pour plus de renseignements :

 

  • Téléphone :

 

- Mairie de Charmes-la-Côte (Heures de permanences : jeudi, de 16h30 à 19h00 ; vendredi, de 17h00 à 18h00) : 14 rue Bellevue, 54113 CHARMES-LA-CÔTE, 03.83.62.58.15.

- Anthony Koenig, délégué de l'association Maisons Paysannes de France pour le département de Meurthe-et-Moselle : 06.10.89.03.72.

 

  • Messageries internet :

 

- Mairie de Charmes-la-Côte

- Anthony Koenig

 

  • Liens internet :

 

- Page Facebook « Week-end patrimoine à Charmes-la-Côte » ♫♪

- Blog « La Lorraine se dévoile », site de l'association Maisons Paysannes de France, délégation du département de Meurthe-et-Moselle

- Site de l'association Maisons Paysannes de France

 

 

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