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Mairie de Charmes-la-Côte,
14, rue Bellevue,
54113 CHARMES-LA-CÔTE.


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03.83.62.58.15.

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Jeudi : de 16h30 à 19h00,
Vendredi : de 17h00 à 18h00.


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Vincent Lamarque

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Samedi 25 et
Dimanche 26 juillet 2009 :

Fête communale de Charmes-la-Côte.

Dimanche 02 août 2009 :
Messe à l'église de la Nativité de la Vierge de Charmes-la-Côte à 10h30.

Samedi 15 août 2009 :
Tous les Carpiniens sont invités pour un pique-nique champêtre à Charmes-la-Côte, à partir de 12h00, au Clos Montignon ... au bout du Mulson. Repas tiré du sac, possibilité de faire des grillades, superbe panorama sur fond d'anecdotes locales. Réponse souhaitée avant le 10 août 2009, auprès de Isabelle Dussaucy.

Lundi 10 août 2009 :
Un habitant de plus à Charmes-la-Côte : Guillemette Courtois, née le lundi 10 août 2009 à la maternité de Toul. Carpinien est tonton pour la sixième fois !

Jeudi 10 septembre 2009 :
Anniversaire de Carpinien...


Samedi 19 et
Dimanche 20 septembre 2009 :

Journées du Patrimoine... Respectons et conservons le patrimoine de Charmes-la-Côte !

Dimanche 18 octobre 2009 :
Célébration de la Parole à l'église de la Nativité de la Vierge de Charmes-la-Côte à 10h30.

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Bonne Année 2009 !

Lundi 14 septembre 2009
Théophile-Victor Didrit, curé de Charmes-la-Côte de 1895 à 1938...


Le vendredi 11 septembre 2009, dans les archives familiales, j'ai découvert un vieux document, poussiéreux mais d'un apport historique indéniable. Une première fois, je vous avais parlé d'une petite anecdote du début du XXe siècle, où le protagoniste était Théophile-Victor Didrit, le curé de Charmes-la-Côte. Voici désormais ce que nous pouvons lire de plus dans le Bulletin Paroissial Lorrain de Bicqueley, Gye et Charmes-la-Côte, n° 9, septembre 1938, Imprimerie Vagner, 3, rue du Manège, Nancy, Le Gérant : A. Sosset Enregistré Direction Poste Meurthe-et-Moselle, n°212, p.2-3 :

M. l'abbé Théophile Didrit

En décembre dernier, la santé de M. l'abbé Didrit, curé de Charmes, laissait fort à désirer. M. le Curé se rendait compte qu'il lui était très difficile, sinon impossible, de continuer, au moins durant la mauvaise saison, son ministère et demandait à l'administration épiscopale, un prêtre voisin pour le suppléer. Déchargé à ce moment de la paroisse de Domgermain, Monseigneur me priait de faire le service de Charmes.

M. l'abbé Didrit, voyant le service paroissial assuré, passait l'hiver entier dans sa chambre et espérait reprendre son ministère à la belle saison. Mais Dieu disposait autrement. Sa santé ne lui est pas revenue, et bien que, de temps en temps, il venait célébrer la sainte messe, il ne put, à son grand regret, faire les offices de Pâques, de la communion solennelle et de la Fête-Dieu. Mais il put cependant les présider ou y assister, et ce furent ses dernières joies, comme il se plaisait à me le redire.

Ayant eu le bonheur de célébrer la messe chaque jour de la dernière quinzaine de juin, il se reprenait à espérer, quand le 7 juillet, cinquantième anniversaire de son ordination sacerdotale, il fut obligé de s'aliter, hélas ! Pour ne plus se relever.

Ses confrères attristés ou venaient le voir plusieurs fois, ce fut le cas de M. le Doyen de Saint-Gengoult, ou me demandaient souvent de ses nouvelles, qui  ne pouvaient pas être rassurantes. Les habitants de Charmes le soignaient avec un dévouement rarement égalé, dévouement que M. le Doyen tint à signaler dans son oraison funèbre.

Et le 23 juillet, M. l'abbé Didrit, après avoir reçu les sacrements, rendait son âme à Dieu, dans la 74e année de son âge, la 50e année de son sacerdoce et la 43e année de son ministère à Charmes-la-Côte.

Le dimanche 24 juillet, aux vêpres des morts, chantées pour le repos de son âme, une quête, destinée à des messes à son intention, donna la coquette somme de 325 francs.

Le lundi 25 juillet, ses obsèques furent célébrées. Les hommes de Charmes avaient tenu à porter la dépouille de M. le Curé lors de son dernier passage dans le village. Toute la paroisse était dans la peine et l'église pouvait à peine contenir toutes les personnes qui l'avaient connu et estimé. Une trentaine de prêtres étaient présents. M. le Doyen, dans une magnifique oraison funèbre, sut retracer la carrière de M. l'abbé Didrit, exalter, en termes élevés, son caractère doux et bon, son attachement à ses paroissiens qu'il avait baptisés, catéchisés et mariés et qu'il n'avait pas voulu quitter pour entrer dans une maison de retraite, et demanda des prières pour le repos de son âme.

Le conseil municipal, dans un geste qui l'honore, a voulu lui donner une concession dans le cimetière, et M. le Maire dit, au nom de tous, devant la tombe ouverte, un dernier au revoir à M. le Curé, leur pasteur depuis 1895.

Aidé de M. le Curé, son collaborateur, je tiens personnellement à remercier toutes les personnes qui ont soigné M. l'abbé Didrit durant sa maladie et depuis la mort de sa sœur, toutes celles qui ont contribué à l'ornementation de l'église, et toutes celles qui, par leur présence et leurs prières, ont manifesté leur sympathie le jour des obsèques.

Il me reste encore à trouver l'auteur de cet hommage éloquent, en septembre 1938, il est à ce moment curé de Domgermain (54), comme on le comprend facilement à lecture du propos, et le successeur pour peu de temps de l'abbé Théophile-Victor Didrit. Selon ma grand-mère, il est question de l'abbé Pilan, curé de Bicqueley (54), Gye (54) et Charmes-la-Côte, mobilisé pour la guerre en 1940 et lui-même remplacé par l'abbé Parant, curé de Blénod-lès-Toul (54), Mont-le-Vignoble (54) et Charmes-la-Côte.

Les photographies ci-après montrent la tombe de l'abbé Théophile-Victor Didrit. Né le 06 septembre 1865 à Praye (54), au pied de la colline de Sion (54), nommé sous-diacre le 26 mars 1887, Théophile-Victor est ordonné le 22 septembre 1888 à Verdun (55). Il est nommé curé de Briey (54) le 05 décembre 1888, curé d'Ansauville (54) le 1er septembre 1890, et enfin, curé de Charmes-la-Côte le 06 décembre 1895. Il décéda le 23 juillet 1938.


Tombe de l'abbé Théophile-Victor Didrit,
Cimetière de Charmes-la-Côte.

Clichés : Vincent Lamarque
© Samedi 27 décembre 2008.

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L'abbé Théophile-Victor Didrit vivait au presbytère de Charmes-la-Côte, dans le haut du village, rue de la Petite-Côte. De sa chambre, au premier étage, il avait une belle vue, d'où la dénomination actuelle de la rue, « rue Bellevue » : il profitait du magnifique panorama qui s'offrait à lui et l'observait avec sa paire de jumelles. Contemplait-il son Saintois natal dont il était proche, et en particulier Sa colline de Sion qui se profile vraiment par temps clair, au-dessus de la ligne d'horizon ? Indubitablement, Sion était la colline inspirée de Théophile-Victor Didrit et l'orientait dans tous ses actes du quotidien... Il est l'auteur d'une Étude archéologique et historique sur Sion-Vaudémont, Nancy, 1894, et d'un article, « La montagne de Sion-Vaudémont et son sanctuaire », in Mémoires de la Société d'Archéologie Lorraine, Nancy, 1899. Il est également l'instigateur d'un pèlerinage de Charmes-la-Côte à Sion le 08 septembre de chaque année, en train premièrement, de la petite gare de Charmes-la-Côte jusqu'au village de Praye, et à pied ensuite, jusqu'à la basilique Notre-Dame de Sion. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le pèlerinage existait encore, malgré la disparition du curé en 1938... Le 08 septembre était le jour de la fête de la Nativité de la Vierge Marie, fête patronale de Charmes-la-Côte.

L'abbé Théophile-Victor Didrit maria mes arrières-grands parents, Marie Pagel (14 janvier 1885 - 06 mai 1964), de Charmes-la-Côte, et Émile Toussaint (19 octobre 1881 - 02 mars 1962), de Bicqueley. Il baptisa mon grand oncle, Paul Toussaint (06 juin 1907 - 14 décembre 1961) et ma grand-mère, Simone Toussaint (30 décembre 1928). À proximité du presbytère, le terrain de sport était son jardin-potager... un vrai jardin de curé... Théophile-Victor Didrit était un homme cultivé : il avait des ruches, il allait aux champignons, il s'intéressait à la nature d'une manière générale. Par ailleurs, je ne devrais peut-être pas vous le dire, mais il prisait le tabac !

La sœur de Théophile-Victor Didrit, la Berthe Didrit habitait également à Charmes-la-Côte, au presbytère. « Mademoiselle Berthe », comme on l'appelait au village, était un peu la bonne du curé et lui préparait la popote. Quand elle apportait le journal La Croix à mon arrière-grand-mère, Mémère Marie, qui habitait une maison au-dessus du presbytère, elle ajoutait une madeleine pour ma grand-mère, Mémère Simone. « C'était comme une petite surprise... » Mademoiselle Berthe a sa tombe dans le cimetière de Charmes-la-Côte.


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Carpinien

Par Carpinien - Publié dans : Histoire - Communauté : Villes et villages de Lorraine
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Vendredi 4 septembre 2009
Petit coup d'œil sur l'œil-de-bœuf de l'église de Charmes-la-Côte...


La petite église de Charmes-la-Côte, sous le patronage de Notre Dame, est, d'une manière plus particulière, dédiée à la Nativité de la Vierge Marie. Le chœur de l'édifice, orienté vers l'Orient et la Terre Promise, date du XVe siècle, avec sa forme pentagonale, ses trois baies gothiques et sa croisée d'ogives ornée d'un écu. Un mur septentrional du chevet du chœur présente une niche avec, en son fond, une ouverture vers l'extérieur de l'édifice. Le petit percement est fermé par un vitrail transparent, élément de verre oranger et agrémenté d'une croix rouge, et par une grille. Il s'agissait d'une armoire eucharistique, dont l'arrière faisait partie intégrante de la maçonnerie, l'avant étant de bois. Il fallait mettre en exposition et présenter l'ostensoir aux Carpiniennes et Carpiniens à l'extérieur du chœur de l'édifice, cela avant le Concile de Trente (1545-1563) qui généralisait l'emploi d'un tabernacle pour la conservation et la protection du Saint-Sacrement.


Chœur de l'église Notre-Dame de Charmes-la-Côte,
Cliché : Vincent Lamarque
©  Vendredi 1er août 2008.

Armoire eucharistique,
Cliché : Vincent Lamarque
©  Vendredi 1er août 2008.

Tabernacle et porte d'accès à la sacristie,
Cliché : Vincent Lamarque
©  Vendredi 1er août 2008.

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Selon le docteur Michel Hachet, conservateur du Musée d'Art et d'Histoire de Toul (54), les armoires eucharistiques ont été particulièrement utilisées en Bourgogne et en Lorraine. Il est possible d'en observer encore le petit oculus caractéristique dans le Toulois, par exemple dans l'église de Saint-Médard à Blénod-lès-Toul (54) ou l'église de la Nativité-de-Notre-Dame à Écrouves (54), mais également dans la Salle des Malades de l'ancienne Maison-Dieu de Toul, à présent salle lapidaire du musée. Entre parenthèses, ce dernier oculus présente un remplage quadrilobé. Tous ces édifices ont été érigés entre le XIIe siècle et le XVIe, en des temps médiévaux...


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Carpinien

Par Carpinien - Publié dans : Histoire de l'art - Communauté : Villes et villages de Lorraine
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Mardi 4 août 2009
Dominique Salhorgne, curé de Charmes-la-Côte de 1806 à 1809...


Voici un personnage célèbre de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe de passage à Charmes-la-Côte comme curé du village : Dominique Salhorgne, né à Toul le 04 septembre 1757 et mort à Paris dans la nuit du 24 au 25 mai 1836. En 1772, alors qu'il n'avait que 17 ans, il est devenu frère lazariste du diocèse de Toul, communauté de prêtres et de frères catholiques fondée par saint Vincent de Paul en 1625 pour l'évangélisation des pauvres et la formation du clergé. Après sa formation en théologie, il a été ordonnée prêtre en 1780 et est allé à Chartres pour y donner des cours de philosophie. Puis il est allé à Heidelberg, ville germanique, pour y donner des cours de théologie. Après la Révolution française, il est revenu dans son diocèse de Nancy et de Toul pour y pratiquer à nouveau son ministère sacré et sacerdotal, et en particulier à Charmes-la-Côte de 1806 à 1809. Il a été nommé curé du village le 10 février 1806. En 1809, Louis-Mathias de Barral, archevêque de Tours, lui a confié la réorganisation de son séminaire. Dominique Salhorgne a alors donné des cours de théologie, cela jusqu'en 1821. Rentré en 1827 dans la Congrégation de la Mission reconstituée après la Révolution française, Dominique Salhorgne a été nommé Assistant du Général et Directeur des Filles de la Charité, ou Sœurs de saint Vincent de Paul. Il est devenu Vicaire Général après la mort de Pierre-Joseph de Wailly, le Supérieur Général de la Congrégation de la Mission, et a été élu à sa place le 18 mai 1829. Il a néanmoins donné sa démission en 1835 pour des raisons de santé.




Carte postale

Environs de Toul illustré
CHARMES-la-COTE
,
Phototypie A. Bergeret et Cie, Nancy - F. P., édit., Toul.

  • Oblitération du timbre :
1904 ? MEURTHE-ET-MOSELLE.

  • Timbre postal :
5 centimes vert, de type Blanc.

  • Correspondance :
« Amitiés sincères
Bons baisers
Maria Gaudeau
. »

  • Destinataire :
Mlle. M. Gaudeau chez Mr. Loppinet Instituteur a Charmes la-Côte
Par Toul Meurthe et Melle
.

  • Adresse :
Mademoiselle Berthe Schweitzer
46 rue Alexandre Dumas
Paris
.

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Choisir de prendre en main la paroisse de Charmes-la-Côte pour un prêtre lazariste du XIXe siècle ne semble pas insensé et incompréhensible, car la présence de la Congrégation de la Mission dans le village, au XVIIe siècle, était encore sensiblement imprégné dans l'esprit de la population et les mentalités, en ces temps. Un évènement a véritablement marqué les consciences : une mission a été donnée en 1658 à Charmes-la-Côte par Michel Caset, prêtre lazariste de la Congrégation de la Mission de Toul, qui a été nommé le 10 septembre 1659 Supérieur de la Maison jusqu'en 1661. On parlerait aussi de Nicolas Demonchy à l'origine de la mission de Charmes-la-Côte. Entre parenthèses : à Toul, à partir de 1635, les lazaristes géraient le séminaire de la rue du Saint-Esprit, ou rue du Général-Gengoult à présent, en face des spiritains qui avaient la direction de l'hospice ; de magnifiques toiles sur la vie de saint Vincent de Paul, conservées dans l'église Saint-Gengoult de Crézilles (54), étaient exposés dans ce séminaire avant les événements révolutionnaires et le démembrement du diocèse. La mission locale, à Charmes-la-Côte, a été une réussite. Une lettre, écrite indéniablement par Michel Caset et destinée à Vincent de Paul lui-même, fait état de ce succès :

« Nous venons de faire mission dans une grosse bourgade nommée Charmes (Charmes-la-Côte), où après avoir travaillé pendant cinq semaines, nous en sommes revenus un peu fatigués, mais les cœurs remplis de joie et de consolation pour les bénédictions que Notre-Seigneur nous y a données et à toutes les personnes de ce lieu-là, comme aussi à plusieurs paroisses circonvoisines. M. le curé est fort zélé, et depuis lui jusques au moindre de la paroisse, tous ont fait leurs confessions générales, sans qu'il en soit resté un seul qui y ait manqué ; mais ces confessions ont été si bien faites et dans les sentiments d'une si véritable conversion, que je ne me souviens pas si de vingt-cinq missions où j'ai assisté, j'en aie vu une où le peuple m'ait paru si fort touché comme en celle-ci, où, après avoir rendu à Dieu et au prochain offensé toute la satisfaction que nous avons pu souhaiter, chacun s'efforce maintenant de suivre nos avis, pour se maintenir en la grâce de Dieu. Il y a en ce même lieu un couvent de bons religieux (Capucins), et ces Révérends Pères étaient tout étonnés, voyant tant de merveilles, et entre les autres, leur supérieur, qui est un vrai saint.

Tous ces glorieux trophées que Notre-Seigneur a remportés par sa grâce sur les cœurs de ceux qui avaient été rebelles à ses lois et qui lui ont donné gloire par une véritable pénitence, nous obligent de lui en rendre de très humbles remerciements, et moi particulièrement de travailler plus que je n'ai fait, reconnaissant par expérience que c'est le grand moyen de profiter aux âmes. Je suis retourné de cette mission avec cette pensée et ce désir ».

À cette lettre, Vincent de Paul a répondu en ces termes le 06 novembre 1658 :

« Je rends grâces à Dieu des fruits de la mission de Charmes (Charmes-la-Côte), et qu'il fasse la grâce au peuple de s'en prévaloir pour l'éternité, et à vous d'en procurer de semblables toute votre vie, selon votre grande affection, qui est un don de Dieu. Ménagez-le bien ; car, pourvu que votre zèle soit accompagné d'indifférence pour les emplois et de soumission pour l'obéissance, il sera béni de Dieu en ses effets ».

Je garde à l'esprit le souvenir, très imprécis bien qu'impérissable, que Gérard Crouzier (1925 - 1995), curé de Domgermain (54) et Charmes-la-Côte dans les années 1970-1990, m'a parlé à de multiples reprises de cette communication entre le prêtre lazariste et saint Vincent de Paul sur la mission du village en 1658, étant donné que mon prénom est Vincent. La présence à Charmes-la-Côte de la Congrégation de la Mission est également manifeste dans la gestion économique du modeste hospice de Saint-Fiacre, à l'ouest du village, à partir de 1684, et dans l'érection d'une croix de mission au bout du Mulson, sur la route de Mont-le-Vignoble (54), au sud. Pour terminer, un certain Julien Jean, né à Charmes-la-Côte en 1724, a intégré la Congrégation de la Mission comme frère en 1741, puis il a été ordonné prêtre.

Voici désormais une petite bibliographie :



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